Règle n°8 :
Ils pourchassent les maladies étranges. Ils pourchassent les malades étranges.
Qui a une maladie étrange cesse d’être malade, il entre dans la catégorie des criminels.
Avoir une maladie normale signifie qu’on a obéi et qu’on a exécuté rigoureusement ses fonctions.
Une maladie étrange révèle un manquement : on a manqué à l’hygiène et à la vérité.

Busbeck se vit comme une énigme.
Pour la résoudre, il faudra épouser les formes ordonnées du quadrillage urbain. S’assurer que chaque croisement respecte de savants traités arithmétiques. Que le faisceau des lampadaires dessine une stricte géométrie au service de la traque des promeneurs nocturnes. Ceux-là même qui voudraient échapper au contrôle des métronomes. Parce qu’ils ont besoin d’assouvir leurs pulsions ou parce que la peur les maintient dans un état de veille prolongé.
Il est des voix qui trottent dans la tête et d’autres qui nous courent après.
La langue de Gonçalo M. Tavares s’articule sans détours au milieu des cris et des rumeurs.

 

Texte original : Jérusalem, de Gonçalo M. Tavares.
Adaptation et mise en scène : Robin Mercier, assisté d’Anouck Hilbey.

Avec
Thomas Aknine : Wisliz.
Magalie Dupuis : Hanna, Janika.
Antoine Formica : Ernst Spengler.
Anouck Hilbey : Margha.
François Hume : Hinnerk Obst.
Robin Mercier : Theodor Busbeck.
Youna Noiret : Mylia Busbeck.
Joffrey Roggerman : Rulrich Gomperz.
Et avec l’aimable participation de Christian Massas dans le rôle de Thomas Busbeck.

Musique improvisée : Guillaume Aknine, Quentin Biardeau, Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi, Adrien Chennebault, Simon Couratier, Jean-Brice Godet, Léo Jassef, Gabriel Lemaire, Marco Quaresimin, Poline Renou, Florian Satche, Théo Lanau.

Illustrations projetées : Vincent Croguennec.