#10 - 12 octobre 2018

Ça tricote au théâtre #10 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 12 octobre 2018 – 20h30

ROBERTO NEGRO – KINGS & BASTARDS – Solo Pile & Face
Avant de dire de lui qu’il est le gendre idéal, il faut rappeler que Roberto Negro est avant tout un sorcier du clavier et un formidable fabulateur. Qu’elles soient écrites pour des duos, des trios, des quartes ou pour le Grand Orchestre du Tricot, ses compositions nous emportent souvent dans des récits imaginaires où l’on est soufflé par sa maîtrise du rythme, sa générosité, son humour, et même la finesse de ses silences. Pour sa première partition de soliste, il évoquera en deux-temps-deux-mouvements, quelques figures à la légitimité plus ou moins éculée, et nul doute que nous y retrouverons sa de velours, toute en vertige et en malice.

SEISME – JISHIN – Géo Trouvetou 4 
En 2016, David Sevestre, dont on pourrait d’ailleurs rappeler qu’il a pu, lui aussi, faire la une de certains magazines de gendre idéal à une époque pas si lointaine, décide de lancer une nouvelle aventure avec trois de ses complices historiques. Deux ans et quelques tournées plus tard, une identité collective s’est affirmée, et le groupe sort son premier disque, Jishin. Héritière des modes de composition spontanée de Steve Coleman, la musique du quartette se construit sur un fil dont la vitalité rime avec fragilité, où chaque nuance est susceptible de déclencher des couvents de nature parfois coulissante, et où c’est aussi des zones de pure friction que naîtra soudainement un accès de grâce aussi immaculée qu’inattendue.

 

#11 - 30 novembre 2019

Ça tricote au théâtre #11 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 30 Novembre 2018 – 20h30

QUENTIN BIARDEAU & ÉRIC CHENAUX – Étonnants voyageurs
Fondamentalement, Éric Chenaux écrit et joue des chansons d’amours, qu’il chante d’une voix suave et claire, de crooner orfèvre, tandis que sa guitare opère en douce torsion, gloussement, bifurcation et décomposition. Fondamentalement, Quentin Biardeau appartient lui aussi à la Confrérie des Sereins Schizophrènes, tant son parcours bouillonne chaleureusement : qui, du Moyen-âge avec le Quatuor Machaut ; qui bis, d’une Pop effervescente avec Bobun Fever ; ou qui ter, du Garage avec Roue Libre. L’instrument préféré du premier est celui du second, et le second est fasciné de longue date par la singulière volupté du premier : l’évidence de la rencontre commencera ici. Ce sera leur premier concert, ce sera fondamentalement langoureux et turbulent, une sorte de folk intrépide mi-cowboy, mi-navette spatiale, mi-véranda ensoleillée.

THÉO CECCALDI TRIO « DJANGO » – Gypsy boyz
Pour ce nouveau répertoire, le trio ajoute à ses compositions originales des reprises de classiques du génial Django Reinhardt, amoureusement resongés et réinventés avec la griffe espiègle que nous lui connaissons. Il nous embarque vers quelque « jazz de chambre » mutant, osant l’émotion directe du premier degré comme la déclinaison maniériste des grands fondamentaux du genre en petites incantations mystiques et ciselées. Entre quelques subtiles embardées contrôlées, s’y visitent donc avec gourmandise, des pièces au lyrisme échevelé, cultivant la moelle du jazz manouche, et en magnifiant les vertus : frénésie rythmique slash somptuosité mélodique.

 

#12 - 21 décembre 2019

Ça tricote au théâtre #12 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 21 Décembre 2018 – 20h30

WALABIX X MATHIEU PION « CONTINUUM » – Vieux pots
Formé il y a plus de dix ans, Walabix pourrait synthétiser à lui seul une bonne partie de l’ADN du Tricollectif tant il porte en lui les marques cardinales du collectif : poésie à fleur de peau, quête de dépouillement, Liberté j’écris ton nom, énergie à vendre et à revendre, soif insatiable de rencontres, etc… Pour ce concert exceptionnel, le quartet s’augmentera de Mathieu Pion, l’homme qui, disques après disques, concerts après concerts, façonne la musique du Tricollectif. Depuis le début de l’aventure, il en est l’artisan de la matière sonore, le cuistot chef des bandes, celui qui soigne les traitements du son et secrète les justes équilibres. En bon magicien de l’électroacoustique, il distillera en live des fragments d’enregistrements inédits, captés en 2015 lors de sessions avec la famille élargie, à New-York et Ouagadougou, et nous plongera au plus près du terreau incandescent que cultive le groupe. Concert organisé à l’occasion de la sortie du disque Continuumsur le label Tricollection.

SARAH MURCIA & KAMILYA JUBRAN – Habka
Kamilya Jubran et Sarah Murcia se sont rencontrées en 1998 au sein du groupe emblématique Sabreen. Depuis, elles n’ont cessé d’affiner leur complicité en duo ou en formations élargies. Elles ont peu à peu forgé un langage et un terrain de jeu commun au creuset de leurs influences : musiques traditionnelles, musique classique arabe, jazz, rock. Leurs cordes se mêlent au gré d’improvisations où se tisse une atmosphère de confiance absolue offrant à la voix toute latitude pour métamorphoser le ton aux détours de ruptures délicates, et pour faire résonner autant de chants de tradition bédouine que de murmures de poètes contemporains, autant de quiétude, que de fureur.

 

#13 - 26 janvier 2019

Ça tricote au théâtre #13 . Scène Nationale d’Orléans

Samedi 26 janvier 2019 – 20h30

TRANSHUMANCE – Ciel & Terre
Ces deux-là sont un peu le yin et le yang de la batterie, leur savoir-faire est en tout point antonymique mais leur dualité est parfaitement complémentaire. Associés de longue date au sein de multiples formations et tambours d’or du Grand Orchestre du Tricot, ils ont développé une sorte de sixième sens l’un pour l’autre dans l’art de faire vibrer leurs fûts, fers, cloches et autres bourdons. En bons génies de l’adret et de l’ubac, leur duo est une invitation à s’échapper au cœur d’une folle nuit d’estive… et d’y laisser, à notre tour, courir nos sens.

FLOUXUS « KIND OF THE BLUES » – Hit The Road Jacques !
Ces quatre-là sont un peu comme des chirurgiens du blues, croisés avec des Looney Tunes. Entrevus ici ou là parmi les plus fines gâchettes du jazz et du rock (Umlaut Big Band, Papanosh, Électric Vocuhila, The World), ils s’adonnent ensemble à une joute ludique et jubilatoire avec les codes du blues et du rock’n’roll. Pour leur nouveau répertoire, ils se lancent toute bride dehors à la poursuite du blues noir américain du début XXe siècle et fricotent un juke-box truculent à la mesure de la mauvaise réputation de leurs héros de l’époque. FLOUXUS est produit par l’association Gigantonium et aidé par la Mairie de Paris et la SPEDIDAM.

 

 

 

 

#14 - 15 février 2019'

Ça tricote au théâtre #14 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 15 février 2019 – 20h30

LENT – So slows
Mue par une profonde envie de ralentir, de décomposer le temps, de le prendre à bras-le-corps, de l’étreindre longuement, de sentir toutes ses secondes se presser les unes contre les autres, de les chérir méticuleusement les unes après les autres, pour qu’elles finissent enfin… peut-être… par s’allonger… et nous offrir une once d’éternité… cette nouvelle mouture du Tricollectif opère selon la méthode combinée de la tortue et du câlin, en toute tranquillité, dans la progressivité d’un rock des plus apaisés. La musique se construit geste après geste, couche après couche, la voix y roule en lame de fond, toute de spleen et de rouille de bonne compagnie, pour nous bercer vers quelque langueur flamboyante.

DANSE DE SALON – Fol chlore
Mus par une sérieuse envie de concertos et de parquet vernis-chromé pour beaux souliers, les deux virtuoses se retrouvent pour de nouvelles réminiscences galantes. Ils ont conçu un programme à l’image de leur appétit : tendrement gargantuesque. On y salue des Wolfgang Amadeus, des Jean-Sébastien, et même des Claude Debussy. On y traverse des contrées inexplorées quoique rappelant quand même des cousines issues de germain d’une certaine tradition musette, à moins qu’il ne s’agisse de tango ou de calypso. Ce qui est sûr, c’est qu’on y joue des tarentelles à s’en tordre le cou et qu’un voisin de Béla Bartók n’est jamais loin pour jouer les infirmiers. L’affaire est cousue main et l’exécution fulgurante. Concert organisé à l’occasion de la sortie du disque Danse de salon sur le label Tricollection.

 

#15 - 22 mars 2019

Ça tricote au Théâtre #15 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 22 mars 2019 – 20h30

LINDA OLÀH & GIANI CASEROTTO – Romance digitale
Linda et Giani se sont rencontrés en 2008 à Paris, et ils se sont plus immédiatement. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants comme dans toute sitcom digne de son nom, et en profitèrent aussi pour passer l’idée de « love song » à la moulinette électronique. Partageant une commune fascination pour les pédales d’effets et la pop music, ils travaillent la ritournelle romantique avec l’habileté du chimiste en milieu numérique. Ils nous baignent dans les limbes de nos accès amoureux et jouent librement des doses et des solvants, soit pour doper les mérites de la passion, soit pour alléger la rate et la mélancolie, soit pour sucrer les foudres du désir, ou bien encore pour enchanter le saint office du caprice.

PEREGRINI PARVAM – Pèlerins en terre cuite
Florian, Théo et Valentin se plaisaient depuis longtemps. En 2017, ils rencontrèrent Yom, et ils se plurent immédiatement. Ils se marièrent presque et s’engagèrent sur le chemin d’une lune de miel imaginaire. Il y était souvent question de Franz Liszt et d’Arvo Pärt, et ils finirent par transformer cette épopée en pèlerinage, un pèlerinage en quête de symboles et de musiques sacrées. Paraît-il qu’ils y ont croisé une certaine Léda alors qu’ils nageaient avec les cygnes, on les dit transfigurés tant la beauté du monde leur a fait pétiller les synapses. Le temps de la récollection a passé, aujourd’hui est venu le temps du partage et de la célébration de cette odyssée mirifique.

 

 

 

#16 - 10 mai 2019

Ça tricote au théâtre #16 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 10 mai 2019 – 20h30

LA SOUSTRACTION DES FLEURS – Jardins sauvages
Ancré dans les traditions populaires du Massif Central, ce trio invente un univers musical virevoltant entre composition, improvisation, et poésie sonore. Tout y est prétexte à créer un jeu collectif sur les sons, les textes, les rythmes, les harmonies. Les trois artisans magnifient les plantes qu’ils ont récoltées en chemin et s’amusent de leurs propres semis. Ils se font artificiers de la bricole et nous irradient généreusement d’un sentiment de liberté qu’ils polissonnent ensemble depuis plus de quinze ans. L’humus de La Soustraction des Fleurs est chargé d’espoir, ses chants, ses mélodies, ses causeries, ses danses fleurent le bon goût du printemps et d’un carnaval rieur et impertinent.

BAISHI – Choc des titans
Ancrée dans le cuivre et les coteaux de la Loire, cette formation atypique crée une musique de la sensation, physique et primitive. La confrontation des éléments se décline selon les mouvements orchestrés par une partition rappelant certaines marches rituelles des musiques traditionnelles. Les trompettes forment une entité ultra-dynamique et font pleuvoir un grain de tous les instants sur la section rythmique qui répond aux bourrasques en se fondant d’un seul bloc, homogène et irrémédiablement soudé. Les forces en présence nous ramènent autant à la solidarité des membres de La Horde d’Alain Damasio qu’à la pétulance des climats d’Igor Stravinsky. Au creux de ces élans frénétiques, les temps d’accalmie apparaissent alors comme des brèches où se fait jour l’art de cohabiter en milieu hostile. BAISHI est produit par le Capsul collectif et aidé par la DRAC et la Région Centre-Val-de-Loire.

 

#17 - 8 juin 2019

Ça tricote au théâtre #17 . Scène Nationale d’Orléans

Vendredi 7 juin 2019 – 20h30

ET TOUT CE QUI EST FAISABLE SERA FAIT – Grand jeu
Pour cette nouvelle expédition en bande organisée, le Grand Orchestre du Tricot ne s’associe pas à un, deux, trois, quatre ou cinq artistes mais à une compagnie théâtrale toute entière : la compagnie grenobloise, les veilleurs. Après 5 années de collaborations ponctuelles entre certains membres des deux collectifs, l’envie de risquer l’union XXL s’est naturellement imposée pour tailler une création toute en démesure, à l’image de son cœur de cible : le potentiel humain. Frayant sur le terrain de prédilection des veilleurs, celui des questionnements éthiques, celui du sens et de la fragilité de notre humanisme, et nourrie du goût de l’absurde et de la virevolte du Tricollectif, cette épopée opératique promet aussi de donner toute latitude à l’intelligence collective. Dramaturgie, théâtre, langage, images, musique, jeu, temps pleins, temps morts, avant, pendant, après, etc. seront pensés et construits avec une quarantaine d’amateurs pour multiplier les regards, les perceptions, les ressentis sur cette chose qu’on appelle l’humanité, et pour bâtir ensemble une œuvre hors norme autour de cette réflexion d’Heiner Müller « Qu’est-ce qui s’oppose à Auschwitz dès lors que c’est faisable ? ». Une co-production MC2 : Maison de la Culture / Scène nationale de Grenoble, Scène Nationale d’Orléans, et Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine. Le Tricollectif est conventionné par la Région Centre Val de Loire et soutenu par la DRAC Centre Val de Loire. Les veilleurs [compagnie théâtrale] est conventionnée par : la DRAC Auvergne – Rhône-Alpes et soutenue par : la Région Auvergne – Rhône-Alpes, le Département de l’Isère, le Département du Val-de-Marne et la Ville de Grenoble.