Roberto NEGRO – piano, electronica, composition
Valentin CECCALDI – cello, horizoncelle
Sylvain DARRIFOURCQ – drums, electronica

 

« Son presque acoustique, circulation parfaite, mise en place aussi joyeuse que précise, « fatrasie » digne de Bataille dans sa seule contribution à La Révolution surréaliste de Breton – motifs répétitifs, climats, nappes sonores, fragments de swing, cavales pour dessins animés, ébullition collective, retour au calme, citations comme s’il en pleuvait –, la performance crée une écoute, salle comble, très tendue. Pas un bruit, pas une toux, pas un chuchotement. Un peu comme si des jeunesses, rompues à toutes sortes de vacarmes à haute teneur en décibels, découvraient la lune. »
Francis Marmande – LE MONDE

« Le développement lancinant emmène sur une plage où les châteaux de sable se reconstruisent après la marée. Les fééries s’enchaînent. Je me voyais dans les studios de Hollywood tantôt sous un hangar où s’échafaudait un western, tantôt dans un autre où se tournait une romance, un autre un polar, un autre un péplum. Magique. De la musique jaillit un tourbillon d’images imprévisibles, comme une valse où le bras se poserait sur celui d’une inconnue. Soutien incomparable de la panoplie bruitiste du batteur, liberté maîtrisée du violoncelliste. On pense à Charles Mingus, à Moussorgsky, à Debussy. Le détournement d’une chanson de Maurice Chevalier (Les Gars de Ménilmontant) rappelle un des plaisirs du jazz : tordre le cou à la routine. »
Bruno Pfeiffer – LIBERATION

« Roberto Negro convoque un esprit lyrique – inspiré du vérisme italien -, dans ses compositions et dose avec précision l’alternance de passages contrastés, pétillants de couleurs et d’humour. On sort de là comme d’un spectacle de cirque, enchanté par les séquences successives – le clown, le suspense acrobatique, le dressage rugissant, l’impossible équilibriste, les claquements de fouet, l’illumination des flammes… Un des plus beaux concerts de cette année. »
Matthieu Jouan – CITIZEN JAZZ